Entretien avec Sixto Paz : l'ufologue qui a été enlevé par des extraterrestres
Un enlèvement, un voyage jusqu'à Ganymède et un message pour toute l'humanité. Sixto Paz, figure mondiale de l'ufologie, raconte son expérience.
L'entretien a été réalisé par le podcast Escucho Voces en septembre 2025. Il est retranscrit mot pour mot dans le cadre d'une collaboration avec 421.
Dans les années soixante-dix, un groupe de jeunes s'est réuni dans les sables de Chilca, un désert face au Pacifique péruvien. Ils ne cherchaient ni la gloire ni les gros titres. Ils espéraient confirmer un message reçu d'extraterrestres. L'incroyable s'est produit : des lumières dans le ciel, des rencontres annoncées et une histoire qui dure depuis maintenant un demi-siècle. Sixto Paz Wells a parcouru le monde pour parler de son enlèvement extraterrestre, du voyage sur Ganymède et d'un message prémonitoire pour l'avenir de l'humanité tout entière.
Bienvenue dans Escucho voces, une série d'entretiens organisée par Grupo Intus, un centre de soins psychologiques présent au Chili et en Argentine, avec une équipe complète de psychologues, de psychiatres et de spécialistes. Ce qui nous passe par la tête, raconté à voix haute. Aujourd'hui, nous recevons un invité très spécial, don Sixto Paz Wells, chercheur et l'une des références les plus connues au monde sur le phénomène du contact extraterrestre. Sixto, merci infiniment d'être avec nous. C'est un plaisir pour nous d'être avec toi.
Tout le plaisir est pour moi, vraiment, et je tiens aussi à vous remercier d'avoir fait l'effort de venir jusqu'à Lima, au Pérou, pour m'interviewer ici, chez moi.
Bon, pour ceux qui ne vous connaissent pas, pourriez-vous nous parler de vous, de votre enfance ?
Eh bien, tout d'abord, mon père enquêtait sur les ovnis comme hobby avant ma naissance. Mon père était conseiller scientifique en aéronautique et en astronomie auprès de l'armée de l'air péruvienne, et à ses heures perdues il étudiait la question des ovnis. C'est dans ce climat familial que mes frères et sœurs et moi sommes nés et avons grandi. Mon père nous a appris à penser, et non à croire, que c'était possible dans un univers aussi grand.
Ce qui serait étrange, ce n'est pas qu'il puisse y avoir de la vie en dehors de la Terre ; ce qui serait étrange, c'est qu'il n'y en ait pas. Personnellement, le sujet des ovnis ne m'intéressait pas beaucoup, enfin, je l'acceptais comme une question de bon sens, logique. Ce qui m'intéressait davantage, à dix-sept ans, c'était de trouver la réponse à ces questions que nous nous posons tous un jour : qui sommes-nous ?, d'où venons-nous ?, où allons-nous ? J'avais passé onze ans chez les frères maristes. Ma formation était essentiellement catholique, et dans la religion, eh bien, tout est mystère. Autrement dit, il n'y a pas de réponses. Il faut tout accepter par la foi ou parce que c'est écrit ainsi. Et dans la science, tout est théorie ; il n'y a rien de très solide non plus, disons.
Mon père nous a appris à penser, et non à croire, que c'était possible dans un univers aussi grand. Ce qui serait étrange, ce n'est pas qu'il puisse y avoir de la vie en dehors de la Terre ; ce qui serait étrange, c'est qu'il n'y en ait pas.
J'étais en pleine quête quand mon père a été invité à donner une conférence dans un groupe de yoga, et je l'ai accompagné. Enfin, sur l'insistance de ma mère, en réalité, parce qu'elle disait : « Il y a plein de dames dans ces réunions de yoga, il ne faudrait pas qu'elles fassent les yeux doux à papa. » Alors j'ai dû accompagner mon père, et je connaissais déjà le discours qu'il tenait d'habitude sur l'exobiologie, sur la possibilité d'une vie extraterrestre. Mais je suis tombé sur un groupe de personnes qui se consacraient à des questions spirituelles sans en faire une religion. Et ça m'a plu. Je me suis passionné pour le hatha yoga, le mantra yoga, la méditation, et, en suivant vraiment tout l'enseignement ésotérique et spirituel qu'ils transmettaient, je me suis dit que je pourrais peut-être trouver les réponses en moi. C'est-à-dire, à l'intérieur de moi-même.
Je me suis mis à méditer et j'ai vraiment trouvé une grande paix intérieure (je crois que c'est aussi beaucoup grâce à mon nom de famille, non ?, Paz). Mais les réponses, en revanche, je ne les trouvais pas. Et c'est alors que s'est produit un fait synchronique. Début 1974, une nouvelle paraît dans le journal le plus sérieux et le plus conservateur de Lima, El Comercio, qui est un peu l'équivalent d'El Mercurio au Chili : on y disait qu'on avait découvert que l'espace n'était pas le silence de mort qu'on imaginait, mais qu'il y avait beaucoup de bruit, un sacré vacarme, et que ces sons, ces ondes radio, pouvaient être des messages d'autres planètes, de civilisations avancées qui tenteraient peut-être de communiquer avec leurs semblables dans l'univers. Aujourd'hui, on sait que communiquer par ondes radio serait le moins efficace, voilà, le moins pratique, parce que les ondes radio voyagent à la vitesse de la lumière. Alors imaginons une civilisation qui se trouve à trente-cinq années-lumière, sur une planète en orbite autour d'une étoile à trente-cinq années-lumière. S'ils communiquent avec nous par ondes radio, leur message mettrait trente-cinq ans à nous parvenir. Et si nous leur répondons, la réponse arriverait soixante-dix ans plus tard. Imaginez un peu l'efficacité de la communication : « Salut, comment ça va ? » Et soixante-dix ans après : « Bien, et toi ? » Il doit donc y avoir un autre moyen qui permette d'envoyer un message et que celui-ci arrive avant même d'avoir été envoyé.

Une communication plus fluide, bien sûr.
Exactement. Et donc, la nouvelle paraît, et mon père organise une conférence au sein de l'armée de l'air, où il invite un médecin de l'hôpital de la police de Lima, membre de la Société théosophique, haut gradé de la franc-maçonnerie. Il a disserté sur l'idée que, s'il existait des extraterrestres, dont le seul mérite serait d'avoir commencé avant nous, ils pourraient arriver sur Terre non seulement avec leurs vaisseaux spatiaux, mais aussi mentalement, par télépathie, ou par voie astrale, jusque dans les rêves, pour tenter d'entrer en contact avec l'humanité. J'ai été fasciné par la conférence ; tout un horizon s'est ouvert devant moi, cent quatre-vingts degrés de possibilités, et je me suis dit : « Ces êtres ont peut-être la réponse à mes questions : qui sommes-nous, d'où venons-nous et où allons-nous. »
De retour à la maison, j'ai raconté à ma mère et à ma sœur de quoi il avait été question, et l'idée nous est venue de mettre en pratique ce que j'avais appris au yoga. Tout ce que j'apprenais au yoga, je le refaisais avec ma petite amie de l'époque, devenue ensuite ma femme, ma Marinita. Nous avons passé cinquante-trois ans ensemble, soit quarante-six ans de mariage plus sept ans de fiançailles. Elle est décédée il y a deux ans. Ça a été le meilleur ami que j'aie jamais eu, et je continue à communiquer avec elle en rêve. Elle me rend visite en rêve depuis que j'ai accepté qu'elle devait partir, car elle était très malade. Et en rêve, elle me dit qu'elle s'éclate, que l'autre côté est formidable, qu'elle va mieux qu'elle ne le pensait. C'est rassurant. Et c'est merveilleux, parce que j'avais même écrit un livre qui s'intitule La muerte no existe. La gran metamorfosis.
Mais bon, le fait est que ce médecin a avancé toute une série de possibilités, et nous avons eu l'idée de pratiquer les exercices de yoga de respiration, de relaxation, de concentration et de méditation pour tenter d'établir un contact extraterrestre. Et, comme je le disais, pour moi, plus que de voir des ovnis ou quoi que ce soit, il s'agissait d'entendre le point de vue que ces êtres pourraient avoir sur ces questions essentielles à mes yeux. Alors, le soir du 22 janvier 1974, avec ma mère et ma sœur, dans la maison de mes parents, qui était près du malecón (parce que Lima est posée sur un balcon, sur une falaise qui donne sur la mer)… La maison de mes parents se trouvait justement (elle n'existe plus, cette maison), mais elle se trouvait, donc, face à la falaise. C'est là que nous sommes nés, que nous avons grandi, et c'est là que nous avons tenté de recevoir la communication et que nous avons reçu un premier supposé message extraterrestre.

Quel message ?
Toute ma famille, ma mère, ma sœur et moi, nous avons essayé tous les trois, et j'ai ressenti l'impérieux besoin de mettre par écrit ce que je captais dans mon esprit. C'est-à-dire que j'avais l'impression qu'on me parlait. Quand j'ai écrit le supposé message, il disait : « Salon bon pour faire la communication. Je m'appelle Oxalc. Je viens de Morlen. Vous l'appelez Ganymède, l'une des lunes de Jupiter. Pouvons-nous entrer en contact avec vous ? Bientôt vous nous verrez. »
J'ai tout de suite pensé que c'était un phénomène mental, une remontée du subconscient, de l'imagination. Parce que deux ans plus tôt à peine, un ami de mon père, José Rosciano Holder, sous le pseudonyme de Josip Ibrahim, avait publié le livre Yo visité Ganímedes. Alors je me suis dit : « Ah, c'est l'univers de mon père. » Je n'avais pas lu le livre, mais tout ça flottait dans l'air et j'en avais entendu parler. Et donc je ne l'ai pas pris très au sérieux, mais ma mère et ma sœur m'ont dit qu'elles avaient ressenti la même chose, sauf qu'elles ne l'avaient pas écrit. Le lendemain, nous avons refait l'expérience, et nous étions une vingtaine, parce que la nouvelle s'était répandue aussitôt, et nous avons tenté de recevoir à nouveau le message. Je l'ai de nouveau reçu, alors que j'étais plutôt mal disposé, persuadé que c'était de l'imagination, et nous leur avons demandé une preuve.
Il nous a alors dit d'aller dans le désert au sud de Lima, parce qu'en fait toute la côte du Pérou est désertique et il n'y a que cinquante-deux fleuves, qui n'ont pas forcément d'eau toute l'année ; ils forment comme de petites oasis. Lima est une oasis, mais tu vas un peu plus au sud, un peu plus au nord, et c'est le désert total. C'est comme le nord du Chili : désertique, complètement désertique. Ici, c'est facile de se retrouver isolé. Tu descends un peu vers le sud et il n'y a plus personne ; tu t'enfonces entre les collines et tu es isolé. Il nous a donc donné rendez-vous dans le désert, parce que le 7 février 1974, à neuf heures du soir, nous verrions apparaître le vaisseau. J'étais convaincu que nous n'allions rien voir. Mais nous y sommes allés. Et l'avantage d'avoir un père astronome, c'est qu'il nous avait expliqué tout ce qu'on peut voir dans le ciel : météorites, réfraction de la lumière, inversion thermique. Alors, difficile de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
Le supposé message disait : « Salon bon pour faire la communication. Je m'appelle Oxalc. Je viens de Morlen. Vous l'appelez Ganymède, l'une des lunes de Jupiter. Pouvons-nous entrer en contact avec vous ? Bientôt vous nous verrez. »
Arrive le jour du rendez-vous, à l'heure indiquée, et il s'est produit ce que personne n'aurait imaginé. Derrière les collines, la nuit s'est illuminée comme en plein jour, et nous avons tous vu une lumière surgir d'entre les collines. C'était une lumière qui s'est déplacée au-dessus des crêtes des montagnes, s'est stabilisée sur l'horizon, du côté droit, et de là elle est descendue jusqu'à se placer (d'après nos calculs) à environ quatre-vingts mètres au-dessus des vingt personnes que nous étions. Nous avons été pris de panique, de terreur, d'une peur terrible. Certains de mes camarades, naïvement, cherchant à se cacher derrière moi, me disaient : « Sixto, dis-lui de s'en aller. C'est toi qui communiques avec eux. » « Mais je ne sais même pas comment ça marche ! » La dernière chose que j'aurais imaginée : que ce soit réel.
Et nous tous, pas seulement moi, avons capté dans notre esprit qu'ils nous disaient qu'ils ne descendaient pas, car nous n'étions pas prêts, qu'il y aurait une préparation, un moment et un lieu. Au bout de quelques minutes, la lumière s'est élevée et elle est partie à toute vitesse. Nous avons sauté de joie, nous sommes tombés dans les bras les uns des autres. Mais moi, je n'arrivais pas à y croire. Pourquoi nous, une bande de gamins insignifiants dans un pays en développement ? Ça n'avait aucun sens que nous vivions une expérience pareille. J'en suis venu à penser que, comme depuis l'espace on ne voit pas les pays en différentes couleurs comme sur les cartes, ni les pointillés qui les séparent, ils croyaient avoir atterri aux États-Unis, en Allemagne, et s'étaient arrêtés à mi-chemin, au Pérou.
Nous l'avons raconté à mon père, qui était le scientifique, et mon père a ri et nous a dit : « Vous croyez que des êtres extraterrestres vont traverser l'univers entier pour communiquer avec une bande de gamins ? Ils iraient directement à la NASA, ils iraient directement à Moscou, ou ils chercheraient un groupe de sages chinois pour leur faire une révélation, mais pas pour perdre leur temps avec vous. Je vous en prie. » Mon père a cru que nous nous moquions de ses recherches.
Ces jours-là, nous avons de nouveau tenté de recevoir une communication et nous avons demandé à ces êtres de donner une preuve à mon père. À contrecœur, mon père a accepté de nous accompagner dans le désert au sud, et il est venu avec des militaires et leurs familles, et un objet en forme de cylindre, d'environ cent cinquante mètres de long, est apparu derrière les collines. Au crépuscule (il était à peu près entre six heures et demie et sept heures du soir), l'objet est apparu, bien visible, spectaculaire. Mon père a été profondément ébranlé. Il disait : « Ce n'est pas possible. Toutes ces années à enquêter sur les ovnis, et au final ces êtres viennent prendre contact avec mes enfants et pas avec moi. Quelle injustice. »
Du coup, au bout d'un mois, on était déjà huit, filles et garçons confondus, à pouvoir recevoir les mêmes réponses aux mêmes questions, qu'on soit tous ensemble ou chacun de son côté. Mon père a gardé le silence sur ce qu'il avait vu. Lui et les militaires se sont dit : « Mieux vaut ne rien dire, sinon on va se discréditer. » Autrement dit, en 74, parler de ces choses-là, c'était vraiment se couvrir de ridicule.
Derrière les collines, la nuit s'est illuminée comme en plein jour, et nous avons tous vu une lumière surgir d'entre les collines.
Le groupe s'est beaucoup agrandi. Une ou deux fois par mois, on nous invitait à sortir dans le désert. On y allait et, parfois, un objet apparaissait, ou cet objet se divisait en plusieurs, ou bien il lâchait une grappe de petites sphères, ce qu'on appelle des kaneplas ou des foo fighters. Ce sont comme des drones extraterrestres, comme des caméras de télévision télécommandées.
En juin 74, six mois s'étaient déjà écoulés depuis les premiers messages. Ces êtres nous ont dit à travers les messages : « À partir de la prochaine sortie, venez par groupes de sept personnes maximum, des groupes d'affinité et d'harmonie, pour vous préparer à ce que sera le contact physique. » Le groupe, qui s'était déjà beaucoup agrandi (on était soixante ou soixante-dix et on allait tous aux mêmes sorties), n'a pas aimé qu'on nous divise en petits groupes, mais c'est le capitaine qui commande, pas le matelot. Ils devaient avoir leurs raisons. Alors on est partis à sept. J'ai fait partie du premier groupe de sept. On y est allés dans la voiture que le père d'un des gars lui avait prêtée. On est arrivés dans le désert, on a laissé la voiture, on a commencé à marcher. On allait vers un endroit qu'on appelait la Mine, une carrière de gravier abandonnée. On avait eu beaucoup d'observations à cet endroit. Donc on marchait, on avançait en bloc. Je discutais avec un camarade à côté de moi, je lui pose une question et il ne me répond pas. Alors, imaginez ma surprise quand je me retourne pour le chercher, lui et les autres, et que j'étais seul, et que j'étais déjà à la Mine, alors qu'on venait à peine de commencer à marcher. Comme je ne pouvais pas m'expliquer ce cas étrange de téléportation (je parle de juin 1974), la première chose qui m'est venue à l'esprit, c'était de faire demi-tour et de repartir en courant par où on arrivait d'habitude, retrouver les autres et qu'ils m'expliquent ce qui s'était passé.
Je me mets à courir et soudain je vois que, derrière une colline toute proche, il y avait une lueur. J'ai pensé que c'étaient les gars avec leurs lampes de poche. Je suis allé par là, je suis passé de l'autre côté de la colline et, à une centaine de mètres, posée sur le sol, il y avait une demi-lune dorée d'une dizaine de mètres de diamètre, et on aurait dit qu'elle pulsait, qu'elle battait. Je me suis dit : « Oh, mon Dieu ! Les extraterrestres sont descendus. Et moi qui suis tout seul. » Et comme jusque-là tout s'était passé dans le ciel et en groupe, et que là c'était au sol et que j'étais seul, je me suis dit : « Pas question, je ne peux pas rester ici. » Alors j'ai fait demi-tour et j'ai complètement oublié comment j'étais arrivé là. Ce qui comptait, c'était de trouver les autres pour qu'ils voient ça.
Je me mets à courir et j'ai eu cette sensation de courir sans avancer, une sensation très désagréable, et en plus comme si on m'observait, comme si j'avais un regard collé dans le dos.
Tu as eu peur ?
Peur ? Ce n'était pas de la peur, c'était de la terreur. Bon, alors… Mais à un moment, la sensation d'être observé était si forte que je me suis arrêté, je me suis retourné, et du dôme lumineux est sortie la silhouette anthropomorphe, humanoïde (une tête, un tronc) de quelqu'un qui levait le bras, et dans mon esprit, en toute clarté, j'ai capté qu'on me disait : « Viens. » J'ai répondu : « Pas question. »
Alors mes jambes se sont dérobées. Mon cœur s'est mis à battre la chamade. J'ai commencé à avoir des sueurs froides. Je voulais crier « Au secours ! », mais je savais que personne ne m'entendrait. Une peur terrible. Alors, pour la deuxième fois, j'ai capté qu'on me demandait d'approcher, mais cette fois sur un ton impératif, comme un ordre. C'est-à-dire qu'on me disait : « Viens ! » Et moi, j'ai dit pas question. J'avais invité sept personnes, j'étais seul et je n'ai pas osé m'approcher. En plus, dans les films on montre ces êtres sous un jour tellement mauvais que Dieu sait comment j'allais réagir si je voyais un truc bizarre là-dedans. Alors, pour la troisième fois (et je me faisais vraiment prier), j'ai capté qu'on me demandait d'approcher, mais comme si on m'offrait son amitié, quelque chose de très agréable, comme si on me disait : « Viens. »
Du dôme lumineux est sortie la silhouette anthropomorphe, humanoïde (une tête, un tronc) de quelqu'un qui levait le bras, et dans mon esprit, en toute clarté, j'ai capté qu'on me disait : « Viens. » J'ai répondu : « Pas question. »
Et moi, j'ai dit : « Non merci, continuez sans moi. » Alors cet être a fait demi-tour, il est rentré dans la lumière et je me suis dit : « Oh là là ! Cette fois, il en a marre, il attend, et je vais regretter d'avoir laissé passer l'expérience. » Et pas parce que j'étais courageux, peut-être plutôt par amour-propre, parce que je me suis dit : « Je n'aurai plus jamais une occasion pareille. » Alors j'ai essayé d'avancer tant bien que mal.
Quand je me suis retrouvé tout près du dôme lumineux, quelque chose m'a fait lever les yeux vers le ciel, et à quatre ou cinq cents mètres d'altitude, il y avait un objet en forme de disque avec des lumières blanches sur le ventre. Alors je me suis dit : « Ça alors, il y a deux vaisseaux : un dans les airs et un autre juste devant moi. » Alors j'ai mis la main dans la lumière et elle l'a traversée. Ce n'était pas solide. J'ai mis la jambe, je me suis glissé dans la lumière et je l'ai aussitôt regretté, parce que j'ai ressenti des vertiges, des nausées, une perte de poids. J'avais l'impression que tout mon corps brûlait. La lumière était si intense qu'elle m'a forcé à fermer les yeux.
Mais quand j'ai pu voir à nouveau, il y avait une personne debout devant moi. Elle mesurait environ un mètre quatre-vingts, un peu plus grand que moi. Robuste, corpulent. Son visage, légèrement plus large que le nôtre, des pommettes très saillantes, des yeux nettement bridés et peu de cheveux, raides et foncés, qui lui tombaient derrière, et on aurait vraiment dit un Coréen, un Mongol, un Oriental. Il portait une tenue genre jogging de sport, de couleur claire, une ceinture et des bottes. Il faisait des gestes avec les mains. La communication était mentale, et j'ai capté en toute clarté qu'il me disait : « Écoute, je suis Oxalc, le même être qui communique avec toi depuis le début. » Mais tout ça mentalement. Et il m'a dit que ce que je venais de traverser était une xendra, un portail dimensionnel, un seuil dans l'espace-temps.
Il m'a dit que, grâce à leur technologie et à leur pouvoir psychique, ils sont capables de dématérialiser une personne, en annulant sa cohésion moléculaire, son poids atomique, et de la projeter ailleurs. D'après lui, je l'accompagnerais à Morlen, sur Ganymède, l'une des lunes de Jupiter, à six cents millions de kilomètres de la Terre, et le temps que je vivrais là-bas ne correspondrait pas au temps d'ici. J'estime être resté quatre ou cinq jours avec eux là-bas, mais quand je suis revenu, il ne s'était écoulé que quinze minutes, juste le temps qu'il fallait pour que le groupe arrive et me voie sortir de la lumière. L'un des gars, qui arrivait de côté, a pu voir la xendra de profil : quelques millimètres à peine, un trait de lumière, et moi je suis sorti de nulle part, d'après ce que m'ont raconté mes camarades.
Maintenant, qu'est-ce que j'ai vu de l'autre côté, c'est-à-dire à l'intérieur de la lumière ? Il m'a demandé de l'accompagner, on a marché, et presque instantanément on a débouché sur un endroit qui n'avait rien à voir avec le désert au sud de Lima. Au fond, dans une vallée entre des montagnes, on voyait de grandes coupoles, comme de grands dômes ou des igloos, et, occupant quinze ou dix-huit fois plus d'horizon que le Soleil tel qu'on le voit d'ici, la planète Jupiter. Là, oui, je pouvais respirer. Il m'a expliqué qu'ils avaient créé un microclimat et une microatmosphère uniquement au-dessus de leurs villes, qui s'étendent surtout dans le sous-sol des lunes de Jupiter, et que sous la glace de la surface de Ganymède il y avait des océans aussi grands que ceux de la Terre. Dire ça en 1974, c'était ridicule, parce que, selon les scientifiques, le seul endroit de l'univers où il y avait de l'eau, c'était la Terre. Il a fallu attendre 2006, quand on a envoyé la sonde Cassini vers Saturne et qu'on a découvert qu'une petite lune de cinq cents kilomètres de diamètre, Encelade, avait des geysers qui projetaient de l'eau vaporisée à quarante kilomètres d'altitude, laquelle gelait dans l'espace. Et Saturne récupérait cette eau gelée et formait l'anneau B, l'anneau caractéristique, le plus grand de tous les anneaux de Saturne.
Mais à l'époque, donc, le seul endroit avec de l'eau, c'était la Terre. Alors le dire et le soutenir, et tout, avec les moqueries et les blagues et tout, parce qu'on s'est toujours, toujours moqué de ce qu'on dit, et avec le temps la science l'a démontré. En 2015, le télescope spatial Hubble a détecté (et ça a fait la une des journaux) des océans aussi grands que ceux de la Terre sous la glace de la surface de Ganymède. Aussitôt, toutes les chaînes d'info internationales m'ont contacté ici, chez moi, en me disant : « Cher monsieur, vous l'avez toujours dit. Oui, on s'est toujours moqué de vous et maintenant il s'avère que c'était vrai. »
Bref, toujours est-il que j'ai pu voir de grandes serres où ils produisent leur nourriture. Ils ne sont pas endémiques de là-bas, ils ne sont pas originaires de cet endroit. Ils viennent de planètes d'étoiles éloignées de notre système solaire, entre trois cents et cinq cents années-lumière, et ils sont arrivés il y a des milliers d'années, de nos années à nous, à leur emplacement actuel sur Jupiter, où ils ont établi des colonies minières. Et ce sont environ soixante races, d'après eux (soixante races extraterrestres), qui arrivent sur Terre avec les intentions les plus diverses.
J'estime être resté quatre ou cinq jours avec eux là-bas, mais quand je suis revenu, il ne s'était écoulé que quinze minutes, juste le temps qu'il fallait pour que le groupe arrive et me voie sortir de la lumière.
Ils ne viennent pas tous avec de bonnes intentions. Il y a de tout dans l'univers, comme il y a de tout sur Terre, et il y a des êtres d'aspect zoomorphe : des êtres qui ressemblent à des reptiles, à des oiseaux, des êtres qui ressemblent à des insectes, des êtres qui n'ont même pas d'apparence physique, ou des êtres qui peuvent prendre n'importe quelle apparence, qui ne sont pas tels qu'on les voit. Et il y en a d'autres d'apparence humanoïde. Et ce n'est pas qu'ils nous ressemblent ; c'est nous qui leur ressemblons, puisque, d'après eux, nous sommes le fruit d'un ensemencement de vie extraterrestre. Nous sommes des graines d'étoiles. Ils m'ont fait visiter leurs serres. J'ai pu voir des cultures hydroponiques et aéroponiques. En 74, qui parlait de cultures hydroponiques et aéroponiques ? Et c'est déjà publié, parce que j'ai publié vingt et un livres au cours de ces cinquante-deux ans de contact.
Pourquoi tu crois qu'ils t'ont emmené là-bas ?
Eh bien, d'abord, à cause de mon père. Parce qu'en réalité, s'il y avait quelqu'un d'élu, de désigné, de programmé, c'était mon père. Pas nous. Nous, on est arrivés par ricochet. Ici, au Pérou, on dit « de chiripa », par un coup de bol. Comme au billard : tu tapes une boule et c'est une autre qui rentre. Voilà. Parce que mon père, évidemment, s'il avait vécu une expérience comme celle-là, aurait difficilement osé le dire, sur le plan scientifique, académique, professionnel. Mais nous, ses enfants, chez qui il avait vraiment semé des graines d'ouverture d'esprit et tout ça, ça nous a été plus facile. Et jamais je n'aurais imaginé que douze ans plus tard je serais invité au siège des Nations unies à New York pour parler du message extraterrestre devant du personnel accrédité de l'ONU et des délégations diplomatiques. Ça m'aurait été plus difficile de croire ça que de croire que le contact était possible.
Eux, les extraterrestres, m'ont montré une sorte d'écran de gaz suspendu dans l'air. Aujourd'hui, on appellerait ça un écran holographique, mais à l'époque, pour moi, c'était comme un écran de gaz en l'air. Une série d'images de ce que serait, d'après eux, l'avenir de la Terre. Ce qu'ils m'ont dit, c'est que, de même que chez une personne tendue et angoissée, déprimée et stressée, peuvent survenir un infarctus, un psoriasis, un ulcère, ou qu'elle peut attirer des situations négatives dans sa vie, justement à cause de la négativité dans laquelle vivent des milliards d'êtres humains angoissés, déprimés et stressés, nous sommes en train de créer un état d'esprit collectif si négatif que nous attirons, comme un aimant, la possibilité qu'un astéroïde ou une comète percute la Terre.
Mais le message le plus intéressant, c'est peut-être quand il m'a dit que les prophéties n'ont pas été données pour se réaliser, mais pour ne pas se réaliser. Il s'agit toujours d'avertir pour corriger. Que si on atteint une masse critique, c'est-à-dire si on arrive à ce que beaucoup de gens se mettent à penser positivement, on peut même influer sur le choc des plaques tectoniques, autrement dit sur la dynamique de la planète, qui fait que des pays comme le Chili ou le Pérou sont continuellement exposés à de terribles tremblements de terre, conséquence de la subduction : la plaque de Nazca s'enfonce sous la plaque continentale. C'est quelque chose qui, qu'on le veuille ou non, va continuer à se produire, mais on peut faire en sorte que ce soit le moins traumatisant possible. Mais comment ? Eh bien, l'esprit humain est très créateur, et si beaucoup d'entre nous s'unissent autour d'une même intention, rien ne nous sera impossible.
Bon, c'est ce qu'on m'a dit, et j'ai trouvé ça très beau. J'ai trouvé ça amusant et intéressant que ce soit un message aussi positif. Je le répète, ça a duré quatre ou cinq jours. Quand je suis revenu, pour moi quatre jours s'étaient écoulés, mais ici, ça faisait quinze minutes, quinze minutes. Cette expérience a été publiée dans le premier livre de Juan José Benítez, le premier journaliste espagnol qui nous a accompagnés à une rencontre programmée sur rendez-vous, cette même année 74. Il a consacré tout un chapitre aux xendras, et c'est paru comme ça fin 74, début 75.
Il m'a dit que les prophéties n'ont pas été données pour s'accomplir, mais pour ne pas s'accomplir. Il s'agit toujours d'avertir pour corriger.
Trois ans plus tard, le vingt-cinq avril 1977, un caporal de l'armée chilienne, le caporal Armando Valdés, du régiment Huamachuco, patrouillait avec un groupe de soldats dans la zone de Putre, à Arica, à la frontière nord du Chili avec le Pérou, où il y a beaucoup de contrebande dans le désert, quand tout à coup ils ont vu une lumière. C'était à l'aube. Elle est descendue sur une colline. Le caporal Valdés, très courageux, dit aux soldats, qui étaient tous jeunes : « Vous, restez ici et couvrez-moi. Je vais voir de quoi il s'agit. » Et il y est allé, il est entré dans la lumière. Et au bout de quinze minutes (le même temps que moi j'avais passé dans la xendra), dans un phénomène inverse de celui que j'avais vécu (c'est-à-dire qu'ils l'ont vu entrer, mais pas sortir), il est réapparu au milieu d'eux avec une barbe de plusieurs jours et sa montre, date et heure, avancée de cinq jours. Mais ça, c'était trois ans après notre expérience, qui, elle, est publiée.
Et tu l'as appris parce qu'on t'a contacté ?
Non, c'est que Patricio Bañados est l'un des grands journalistes du Chili, et il a sorti une série de documentaires d'enquête sur les ovnis avec toute l'expérience du caporal Valdés. En plus, la nouvelle est sortie dans les journaux, mais, que veux-tu, en page huit, en bas, sous n'importe quoi, histoire que personne ne la lise, hein ? Bon, mais l'affaire s'était ébruitée. Et puis mon père, comme il était très lié à certains des ufologues les plus importants du Chili, eh bien, une fois l'info sortie, on la lui a transmise aussi. Il y avait donc plein de façons d'apprendre la nouvelle, mais c'était intéressant de voir comment le caporal Valdés avait vécu la même expérience que nous.
C'est impressionnant ! Et quels changements personnels, quels changements de vie as-tu ressentis à partir de là ?
Eh bien, en fait, ma famille, ma mère, ma petite amie de l'époque, qui a fini par devenir ma femme, me disaient que j'étais quelqu'un d'autre, que j'étais complètement différent. Même mes camarades du lycée, de la fac, quand on se retrouve, avec tous ces cheveux blancs et toutes ces années qui ont passé, me disent : « Sixto, c'est comme si tu étais quelqu'un d'autre. » Moi, je pense que ce n'est pas que je suis possédé par une entité ou quoi que ce soit du genre, mais simplement que quand on vit une expérience aussi traumatisante (pas dans le sens négatif, mais quelque chose d'aussi fort, d'aussi intense), eh bien…
Ça marque une rupture.
Ça change tous les repères, évidemment, ça te fait voir la vie de façon totalement différente. Parce que je n'ai pas seulement eu l'occasion de les accompagner à travers le portail de lumière : un mois et demi plus tard, le vaisseau a atterri et on les a vus descendre physiquement, les membres de l'équipage, et pas seulement moi, tous mes camarades. Et ensuite mes camarades, garçons et filles, sont aussi entrés dans les xendras et ont vécu les mêmes expériences que moi…
Des années plus tard, ma femme, ma petite Marina, reçoit un message psychographique dans lequel ces êtres m'invitaient à monter à bord du vaisseau. Alors je suis allé dans le désert de Chilca avec d'autres personnes. Le vaisseau est apparu, on m'a fait monter à bord par un faisceau de lumière, et à l'intérieur on m'a expliqué toute une série de choses, comme… Enfin, ma formation universitaire, c'est l'histoire et l'archéologie, c'est ce que j'ai étudié, et justement, ce qu'ils m'ont raconté, c'est le plan cosmique. C'est-à-dire : pourquoi viennent-ils sur Terre ? Qui sommes-nous pour eux ? Qui sont-ils pour nous ?
Pourquoi viennent-ils ?
D'après eux, nous sommes un ensemencement extraterrestre. Nous sommes des graines d'étoiles. Nous sommes… Ici, tout au long de son histoire, il y a eu hybridation et métissage, naufrages stellaires, colonisation et même déportation vers notre monde, et si l'on ne tient pas compte du chaînon extraterrestre, l'histoire de l'humanité n'a ni queue ni tête.
À travers eux, j'ai trouvé les réponses à mes questions. Qui sommes-nous ? Nous sommes de la poussière d'étoiles, des graines d'étoiles. Nous sommes faits de la même matière qu'eux et que les étoiles, d'où nous venons. La source primordiale, en somme. L'univers se recycle en permanence. Il y a eu des univers antérieurs, et celui-ci, même s'il dure des milliards d'années, finira un jour par se refroidir ou se compacter, il disparaîtra et se recyclera. Tout se recycle.
Mais de tout ça, l'expérience de tous les êtres qui habitent les planètes (parce qu'il y a des centaines de milliards de galaxies, de planètes et tout le reste), eh bien toute cette expérience contribue à la conscience universelle, la nourrit. Quand on a demandé aux extraterrestres s'ils croient en Dieu, ils nous ont répondu que si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer, parce que c'est logique, parce que rien ne peut surgir de rien. Si l'univers a toujours existé, Dieu est là. Si l'univers est né d'un big bang, de sorte qu'avant il n'y avait ni temps ni espace et que tout était comprimé : d'abord, qui l'a comprimé ? Et ensuite, qui l'a décompressé ? Parce que quand tu as un programme zippé ou compressé, il faut lui donner une commande vocale ou taper sur le clavier. Alors, qui l'a fait ? Eh bien cette conscience universelle, ou cette supraconscience qui englobe la conscience de tous, faute de meilleure définition, c'est Dieu. Évidemment, ce qui n'existe pas, c'est l'idée de Dieu que nous nous sommes tous faite, mais Dieu existe comme une force incompréhensible, incommensurable, insaisissable, comme le manifesté, qui est en nous et nous en Lui. C'est une question de logique, de bon sens, même si le bon sens n'est pas la chose du monde la mieux partagée. Il y a donc beaucoup de gens plutôt bornés. Mais bon, chacun peut croire ce qu'il veut.
Et l'avantage, c'est qu'au cours de ces cinquante-deux ans de contact, ils nous ont transmis des informations extraordinaires. Par exemple, ils nous ont dit en 74 que tous les vingt-six mille ans, une impulsion de lumière violette arrive du centre de la galaxie, une énergie qui génère des mutations, des transformations et des changements en tout genre. Que tous les vingt-six mille ans, il se produit forcément un changement climatique drastique. Autrement dit, selon les extraterrestres, le changement climatique n'est pas le produit de la pollution générée par l'être humain. Celle-ci accélère le processus, mais ne le cause pas. La vraie cause est cyclique et cosmique, et provient de ces impulsions émises par le centre de la galaxie. Pour les scientifiques, c'était impossible, parce qu'au centre de la galaxie il y a un trou noir supermassif, et d'un trou noir, il ne sort jamais rien de bon. Il n'en sortait rien, jusqu'à ce qu'en novembre 2010 le télescope spatial à rayons gamma Fermi détecte l'impulsion de lumière violette émise par le centre de la galaxie. Et ça, c'est publié depuis 74 dans mon premier livre, Los extraterrestres. Alors avant, on était des ignorants ridicules qui racontaient des bêtises ; maintenant, c'est la science qui le dit, et c'est la vérité. Mais ce qu'on dit, nous, ça ne compte pas ; ce qui compte, c'est ce que dit la science.
Et, entre autres choses, ils nous ont aussi dit, dès 74, que oui, on est bien allé sur la Lune, mais que ce ne sont pas les Américains qui y sont arrivés les premiers, ce sont les Russes ; que les Russes ont toujours eu plusieurs longueurs d'avance dans la course à l'espace : ils ont mis en orbite le premier satellite, Spoutnik ; le premier petit animal à tourner autour de la Terre, la petite chienne Laïka ; le premier astronaute à faire le tour de la planète, qui n'était pas Youri Gagarine, mais un autre. Ce qui s'est passé, c'est que cet autre astronaute a fait un voyage spectaculaire et s'est écrasé au retour. Or c'était une très mauvaise image pour l'Union soviétique que son astronaute se ramasse à la dernière minute. Alors il a fallu attendre d'envoyer Youri Gagarine, qui a fait le voyage parfait, pour enfin en faire la promotion. Donc trois ans plus tôt (et ça, ce sont les extraterrestres qui nous l'ont dit), trois ans avant l'arrivée des Américains, les Russes seraient arrivés sur la Lune. Mais ça s'est tellement mal passé qu'ils ont préféré ne rien dire. En 2016, la BBC de Londres a eu accès à des documents récemment déclassifiés du KGB qui prouvaient que les Russes étaient arrivés sur la Lune avec un vaisseau robotisé en 66, trois ans plus tôt, et que peu après ils auraient posé un vaisseau spatial, mais l'un des astronautes russes est mort, l'autre est devenu fou à cause de ce qu'il a vu et le troisième a dit : « Je préfère rentrer. »
Quand on a demandé aux extraterrestres s'ils croient en Dieu, ils nous ont répondu que si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer, parce que c'est logique, parce que rien ne peut surgir de rien.
Bref, le temps ne passe pas pour rien, et tout ce qu'ils nous ont dit se confirme et se vérifie peu à peu. Aujourd'hui, la NASA aussi a pris en compte ce rayonnement qui vient du centre de la galaxie, et qui a amené Stephen Hawking lui-même (aujourd'hui décédé, malheureusement) à se demander ce qu'il y a au centre des galaxies, si ce sont des trous noirs ou des trous blancs, ou comment se comportent réellement les trous noirs. Et tout ça justement à cause de ce rayonnement. Car ce même rayonnement, cette impulsion d'il y a vingt-six mille ans, est le véritable responsable de l'extinction massive des mammouths, qui, alors qu'ils étaient protégés contre les changements brutaux de température (c'étaient des mammouths laineux), sont pourtant morts congelés d'un coup. Donc, au-delà des récits hallucinants, délirants, de quelqu'un qui a eu un contact, qui a vu des extraterrestres, qui est monté dans un vaisseau, il y a toutes les informations qu'ils nous ont données et qui, avec le temps, ont été corroborées scientifiquement.
Waouh, Sixto ! Et combien de races nous rendent visite ?
Soixante, d'après ce qu'ils nous disent. Soixante, parmi lesquelles, comme je disais, il y a un groupe d'êtres d'apparence humanoïde, qui vont de quatre mètres de haut à dix centimètres. Selon les extraterrestres (ils nous l'ont dit dans les derniers messages), ceux qui ne mesurent que dix centimètres et qui viennent dans de tout petits vaisseaux viennent d'Epsilon Eridani. Il y a des extraterrestres de race noire, de race blanche, rouge, jaune, des verts, des gris. Et les gris sont des clones… Les civilisations les plus avancées ont fabriqué des clones. Et beaucoup de civilisations extraterrestres ont ces clones comme si c'était le robot à la mode, mais ce sont des androïdes biologiques. C'est pour ça que même dans les vaisseaux qui se sont écrasés sur la planète (qui ne se sont pas écrasés par simple accident, mais ont été abattus par d'autres vaisseaux qui protègent la Terre de ceux qui ne viennent pas avec de bonnes intentions), eh bien ceux qu'on a récupérés, ce sont ces êtres gris, petits, avec une grosse tête.

Avec de grands yeux.
Oui, c'est ça. Et qui ressemblent à des enfants, non ? Oui.
Mhm. Quel est, selon toi, le message central qu'ils veulent transmettre à l'humanité ?
Le message, c'est que la planète Terre est morte il y a un milliard deux cents millions d'années, sous l'impact d'une pluie de météorites et de ces impulsions de lumière violette qui génèrent toutes sortes de mutations. La Terre n'a pas résisté. Il y a un milliard deux cents millions d'années, la planète a été complètement détruite, elle a disparu, elle est partie en poussière.
Alors un groupe d'extraterrestres a reçu l'autorisation de voyager à travers le temps et l'espace. Pour les extraterrestres, le temps dans l'univers est comme une spirale ascendante. Dans l'une des boucles de la spirale, la Terre est morte, mais l'univers a continué. Alors un groupe de civilisations reçoit l'autorisation de voyager à travers le temps et l'espace (replis cosmiques, portails interdimensionnels), elles arrivent sur Terre avant que la Terre meure, l'empêchent de mourir, et créent un temps alternatif paradoxal qui s'est peu à peu entrelacé avec le temps réel de l'univers. Selon eux, nous vivons dans un paradoxe spatio-temporel, dans un temps virtuel, un temps en marge du temps réel de l'univers.
Dans le livre que j'ai écrit (un des vingt et un livres, comme je disais), qui s'appelle Contacto interdimensional, je raconte qu'à bord du vaisseau ils me disent que nous vivons dans un paradoxe spatio-temporel. Dire ça en 1986, c'était ridicule. Aujourd'hui, ce serait ridicule de le nier. Pourquoi ? Parce que le trois mars 2009, le détecteur d'ondes gravitationnelles de Hanovre, en Allemagne, GEO600, a capté des échos venus des confins de l'univers qui ont conduit le scientifique Craig Hogan à conclure que nous vivons dans un hologramme, dans une réalité virtuelle, dans une simulation à grande échelle. En février 2014, Michio Kaku, ce scientifique américain d'origine japonaise qui a une émission sur Discovery Channel, a déclaré que la physique quantique serait en train de confirmer que nous vivons dans un hologramme, dans une réalité virtuelle, dans une simulation à grande échelle.
Mais nous, nous l'avons canalisé et reçu avant. Et nous l'avons dit, et à l'époque on a dit que nous étions vraiment fous. Plus que fous. Autrement dit, que nous étions passés par l'université, mais qu'on nous avait carrément arnaqués. Donc le temps ne passe pas pour rien. Et c'est ce qui donne de la crédibilité à notre expérience de contact. Et c'est aussi pour ça que, grâce à cette crédibilité, nous avons pu convoquer la presse onze fois au cours de ces cinquante-deux ans. Bon, il y a eu huit autres fois où des journalistes nous ont accompagnés lors de rencontres programmées. Ces fois-là, nous n'avions pas invité la presse ; la presse s'est invitée toute seule, ils l'ont appris et ils nous sont tombés dessus comme des parachutistes. Bon, mais les onze fois où nous avons officiellement invité la presse, eux, ils sont apparus. Et il y a un adage populaire qui dit : « Fais-toi une réputation, et tu pourras dormir dessus ». Il aurait suffi d'inviter la presse une seule fois et de ne pas risquer qu'ils n'apparaissent pas la fois suivante. Parce que se ridiculiser, personne n'en a envie, c'est clair.
Pourquoi l'avons-nous fait tant de fois ? Parce que pour nous-mêmes, il est plus qu'important de vérifier qu'il est toujours vrai qu'au bout du fil il y a vraiment quelqu'un qui communique avec nous, et que ce n'est pas de la schizophrénie, un délire ou un jeu de l'imagination. Et, surtout, à cause de la responsabilité des choses que l'on transmet. Parce que nous parlons de la vie et de la mort, des extraterrestres, nous parlons de l'avenir de la planète, nous essayons de semer de l'espoir. Et il m'est arrivé, quand j'étais dans des émissions de la télévision chilienne, qu'il y ait tout à coup deux voyantes russes qui avaient annoncé qu'un méga-séisme allait frapper le sud et le centre de Santiago, le centre du Chili. Et on me dit : « Vous, du côté des ovnis, qu'est-ce que vous dites qu'il va nous arriver ? ». « Rien ». « Comment ça, il ne va rien arriver ? Mais ces voyantes ont vu juste plein de fois. Comment pouvez-vous dire qu'il ne va rien se passer ? ». « D'abord, moi, je ne suis personne. Bon, mais ce que je vous dis, qu'il ne va rien se passer, c'est parce qu'il y a énormément de gens ici au Chili en ce moment (bon, le Chili, d'accord) qui prient, qui méditent dans des écoles ésotériques, des groupes de méditation, dans des religions, dans des groupes de contact extraterrestre, et tous essaient de créer un état mental collectif positif, c'est pourquoi je peux vous assurer qu'il ne va rien se passer ». « Non, mais elles ont dit qu'à telle date, ça allait arriver ». « Eh bien, ça n'arrivera pas ». Et ce n'est pas arrivé.
Pour nous-mêmes, il est plus qu'important de vérifier qu'il est toujours vrai qu'au bout du fil il y a vraiment quelqu'un qui communique avec nous, et que ce n'est pas de la schizophrénie, un délire ou un jeu de l'imagination.
Après, on ne m'a plus invité à l'émission, parce que l'intérêt des médias, c'est un peu de mettre le bazar, de semer l'angoisse, de garder les gens accrochés, pas avec des sujets positifs, mais en cherchant toujours le côté négatif. Et ça fait aussi partie de l'échec des médias. Les gens cherchent toujours une autre alternative, un autre type d'information, des informations alternatives. Et voilà.
Quel a été ton dernier contact avec eux ?
Eh bien, c'était avant-hier. Avant-hier, nous étions… C'est pour ça que je suis tout brûlé par le soleil et tout, parce que nous étions dans le désert. Nous étions à peu près une centaine de personnes. Il y a eu des observations, il y a eu des xendras, ces portails dimensionnels. Deux groupes de douze personnes chacun sont entrés (même si ce sont toujours seulement deux groupes de douze qui entrent) et on a reçu des messages intéressants sur ce qui se passe au niveau mondial, sur cet objet 3I/ATLAS, hein, ce troisième objet interstellaire, hein, après Borisov, après Oumuamua. Parce que nous en profitons pour leur poser des questions sur tout. Et le plus intéressant, c'est que ces messages viennent toujours, eh bien, avec leur soutien et leur présence toute proche. Et c'était pas plus tard qu'avant-hier, samedi soir.
Et y a-t-il un message de ce dernier contact que tu voudrais souligner ?
Qu'avant la fin de l'année, il va y avoir des changements très positifs qui vont toucher les trois grandes puissances mondiales. C'est-à-dire la Russie, les États-Unis et la Chine. Des changements forts, mais qui vont avoir des conséquences très positives. Et ils disent que ce sera avant la fin de l'année. Alors, bon, pourquoi ne pas penser que ce sera le cas ? Nous devons tous contribuer pour qu'il en soit ainsi.
Tu as mentionné le troisième objet interstellaire. Tu peux nous en dire un peu plus ?
Bon, d'abord, il y a une quantité d'objets qui entrent dans notre système solaire, et les gouvernements ont toujours essayé de le cacher, de le garder, disons, secret, parce que toute connaissance que tu as et que les autres n'ont pas te donne un pouvoir et un contrôle sur les autres.
Justement, quand les gens me demandent pourquoi on cache le sujet des ovnis : d'abord, parce que pour les militaires, que ce soient des extraterrestres ou des étrangers, c'est pareil. Dès qu'un objet volant non identifié envahit ton espace aérien sans que tu puisses l'en empêcher, c'est un problème de sécurité nationale. Face aux contribuables, tu te ridiculises, mais tu ne peux pas l'empêcher. À quoi servent les frontières ? À quoi servent les militaires, si c'est une passoire ?
Par ailleurs, le commerce le plus prospère à l'heure actuelle, qui n'a de rival en rentabilité que le narcotrafic international, c'est la vente d'armes. S'il est démontré que ces êtres existent et qu'ils ne viennent pas avec de mauvaises intentions, cela obligerait tous les pays du monde à s'unir comme une seule grande nation face aux visiteurs. Mieux vaut qu'ils nous trouvent unis plutôt que divisés. Or, si nous nous unissons tous (si nous nous appelons tous Chili, ou tous États-Unis, ou tous Terre, au bout du compte), eh bien, l'important, c'est que les frontières disparaissent, que la dette extérieure disparaît, parce qu'il n'y aurait plus personne pour devoir quoi que ce soit à qui que ce soit, non ? Alors, je ne crois pas que le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, le Club de Paris aient intérêt à ce que les frontières disparaissent et que disparaissent des dettes qui sont d'ailleurs impossibles à rembourser et qui, en plus, n'ont jamais vraiment servi à aider les pays ; elles sont parties dans la poche des politiciens corrompus qui les ont négociées et qui, en même temps, étaient des employés du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale. Alors tout ça disparaîtrait.
Et puis, que se passe-t-il aussi si ces êtres, en signe de bonne volonté, nous montrent où se trouvent tous les grands gisements d'hydrocarbures, de minerais que nous ne connaissons pas encore ? Les prix s'effondreraient sur le marché international, parce que la valeur de tout ça dépend de sa rareté ou de la difficulté d'y accéder. Évidemment. Et nos religions, elles deviennent quoi ?
Elles en prennent un sacré coup.
Je veux dire, pourquoi, si les religieux sont en contact avec la divinité, ne nous ont-ils jamais dit que nous avions des frères sur d'autres planètes ? S'ils le savaient, pourquoi l'ont-ils caché ? Et s'ils ne le savaient pas, comment se fait-il qu'ils ne le savaient pas, s'ils étaient en contact avec le patron ? Bref, le choc culturel au niveau politique, social, économique, religieux est radical.
En 2019, il y a eu une fuite de documents secrets du Pentagone qui sont arrivés à National Geographic. National Geographic est une revue scientifique, elle ne touche jamais aux ovnis, et pourtant, dans son numéro de mars 2019, il y avait ce titre : « Non, we are not alone » : nous ne sommes pas seuls. Nous ne sommes pas seuls. Non, non. C'est-à-dire, pas comme une question, mais comme une affirmation. Et ils ont publié les documents qui avaient fuité, que quelqu'un avait volés, qui étaient sortis du Pentagone. Et ces mêmes documents sont arrivés au Washington Post, et ça a fait la une du Washington Post : « Les ovnis existent et on ne peut plus nier le fait ». Ça a provoqué un tel scandale qu'il a fallu organiser une audience publique devant la sous-commission du renseignement du Sénat des États-Unis, et au Pentagone : « Alors, ces documents sont authentiques ? ». « Oui, ils sont authentiques ». « Et pourquoi les avez-vous cachés ? ». « Parce que nous avons estimé qu'il n'était pas opportun de les divulguer », et tout ça. « Bon, maintenant, vous allez devoir en parler ».
Puis il y a eu la pandémie, on n'a plus pu faire grand-chose, mais une fois la pandémie passée, il y a eu de nouveau une série d'audiences publiques. Au mois de mars… pardon, fin mai 2023, il y a une nouvelle audience et on convoque tout le haut commandement, tous les dirigeants de la NASA, et le Sénat leur demande : « Vous enquêtez, oui ou non, sur les ovnis ? ». Et ils ont répondu : « Bon, oui, nous enquêtons ; le problème, c'est que nous ne savons pas ce que nous voyons, nous ne savons pas ce que c'est, nous n'avons pas de paramètres pour comprendre le phénomène ». C'est là qu'est apparu Sean Kirkpatrick, qui fait le lien entre le Pentagone et la NASA, en disant : « Non, si, nous savons. La NASA sait. Ce sont de gigantesques objets en forme de cylindre, jusqu'à cent kilomètres de long, qui ont été filmés, photographiés depuis la Station spatiale internationale, l'ISS, qui tourne autour de la Terre à quatre cents kilomètres d'altitude ». Et ces images ? Ces vidéos sont en ligne sur le site de la NASA.
Le problème, c'est que les gens perdent leur temps sur TikTok ou à d'autres choses. Mais il y a des sites scientifiques qu'il vaudrait la peine d'éplucher, et on y trouverait vraiment tout ça. Bref, ce qu'a dit Kirkpatrick a été appuyé par Avi Loeb, astronome de l'université Harvard, le plus important astronome de Harvard à l'heure actuelle. Et il a dit que tout ce qu'il disait était vrai, exactement comme ça, et que lui-même menait une expédition avec des scientifiques, une expédition pluridisciplinaire. Et ils allaient plonger dans l'océan Pacifique, au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, parce qu'un ovni, un objet interstellaire venu de l'extérieur du système solaire, s'était écrasé dans la mer. Et les capitaux, les fonds utilisés pour cette recherche, étaient tous privés, parce que s'ils avaient été publics, venant d'un pays, on aurait immédiatement freiné la recherche. Alors ils sont descendus à plus de quatre cents mètres de profondeur et ont trouvé sept cent vingt-cinq sphérules, des sphères de platine, de titane, de titane, avec une forte concentration d'uranium, supérieure à celle qui existe dans notre système solaire, ce qui veut dire qu'elles sont d'origine interstellaire. Donc toute une série d'objets venus de l'extérieur du système solaire sont en train d'arriver, et maintenant on ne peut plus le cacher comme avant, parce que ceux qui contrôlaient les radars, ceux qui contrôlaient les scientifiques dans les gouvernements… maintenant l'information fuit de partout.
Et puis, en juillet, on a annoncé que des télescopes, justement au Chili, avaient détecté la présence d'un objet qui entrait par l'orbite de Jupiter et qui venait de l'extérieur du système solaire. On l'a appelé 3I/ATLAS : troisième objet interstellaire, détecté par les télescopes ATLAS. Et ce troisième objet, c'est un objet dont on a dit : « Ce n'est pas une comète et il ne se comporte pas comme une comète ». « Bon, c'est un astéroïde ». « Il ne se comporte pas non plus comme un astéroïde ». Il émet du dioxyde de carbone comme s'il abritait une population de près d'un million d'individus qui respirent à l'intérieur de l'appareil. Il a sa propre lumière. La gravité des planètes ne l'affecte pas. « Alors, ce n'est pas une comète ? ». « Non ». Les scientifiques ne savent pas ce que c'est. « Mais ça ne peut pas être un vaisseau, parce que… parce que ça ne peut pas l'être ». Et puis on dit : « Il y a un fort pourcentage de chances que ce soit réellement un vaisseau extraterrestre ».
Pourquoi, si les religieux sont en contact avec la divinité, ne nous ont-ils jamais dit que nous avions des frères sur d'autres planètes ? S'ils le savaient, pourquoi l'ont-ils caché ?
Cela dit, l'histoire du 3I/ATLAS ne devrait pas trop nous inquiéter. Pourquoi ? Parce que la NASA elle-même a reconnu qu'il y a déjà des objets gigantesques en orbite autour de la Terre et qu'ils sont observés dans notre monde. Fin de l'année dernière, en 2024, et jusqu'en mars 2025, il y a eu une vague d'observations d'ovnis aux États-Unis tellement, mais tellement massive que dans vingt États de l'Union on a enregistré des objets volants, mais de façon complètement incontrôlée. C'est impressionnant : ça ne diminue pas, ça augmente.
Et la dernière audience publique du Sénat américain, c'était tout récemment, le 9 septembre, et les militaires de haut rang qui sont intervenus ont tous déclaré que le gouvernement américain avait caché des éléments, des preuves, et qu'il avait même détruit des preuves. Ils le disent sous serment devant le Congrès américain. Donc le pouvoir législatif a déjà conclu que les ovnis existent bel et bien, qu'ils ne viennent pas de la Terre, qu'ils ne viennent pas avec de mauvaises intentions et qu'il s'agit d'une technologie qui dépasse de loin ce que l'être humain a développé. Mais l'exécutif ne veut pas l'accepter. Pourquoi ? Parce que, évidemment, il perdrait le contrôle. Son image en prend vraiment un coup, et en plus il doit répondre de tout ce qui a été caché, et il y a même eu des gens assassinés pour garder le silence sur ces informations.
Sixto, tu te risquerais à faire une analyse géopolitique de la situation mondiale actuelle en tenant compte des influences extraterrestres ?
Bien sûr que oui. D'après les extraterrestres (et cette histoire qu'ils m'ont racontée là-dedans, dans le vaisseau), il y a vingt-six mille ans, des nôtres, deux grandes civilisations ont été envoyées sur Terre en qualité de gardiens et de surveillants. Les uns étaient les êtres d'Orion et les autres les êtres des Pléiades. C'est-à-dire ce que nous, nous connaissons comme Orion ou comme les Pléiades.
Donc, les êtres d'Orion étaient des êtres de trois mètres et demi de haut, avec une queue, une apparence de reptiles, et très intelligents, très évolués. Et de l'autre côté, il y avait les Pléiadiens, des êtres d'apparence anthropomorphe, humanoïde. L'idée de ces êtres était de nous observer. Nous sommes une expérience sociologique, anthropologique, métaphysique, extraterrestre. Comprenons bien que ces civilisations ont énormément progressé technologiquement et sur le plan mental au prix du sacrifice des émotions et des sentiments, considérant que tout ça était quelque chose de très basique, de très primitif, et avec le temps elles se sont rendu compte qu'elles avaient atteint un niveau d'évolution où elles stagnaient, parce qu'elles sont incapables de gérer les émotions et les sentiments, puisqu'à un moment donné elles les ont laissés de côté.
Donc, l'idée était de faire des expériences sur nous, et pas seulement sur la Terre. La Terre a été sélectionnée avec sept autres planètes (huit en tout), des planètes qui n'avaient pas d'avenir, des planètes qui ont été détruites à un moment donné et où ils sont arrivés en voyageant à travers le temps et l'espace, à travers ces plis cosmiques. Donc, leur intention était de venir, d'expérimenter, de nous observer, et une fois qu'ils auraient extrait toutes les informations qui les intéressaient, ils allaient nous réinitialiser, nous faire disparaître comme si nous n'avions jamais existé, comme si nous n'avions jamais été.
Le problème, c'est qu'au contact de nous, les egos, c'est-à-dire les sentiments, les passions, les ont affectés, à tel point que ces êtres reptiliens se sont fait adorer comme des dieux, se sont approprié des peuples entiers comme leurs fiefs personnels, se sont battus entre eux. Certains ont envié l'être humain, envié que nous soyons une sorte de version corrigée et améliorée d'eux-mêmes. D'autres, au contraire, ont craint que nous puissions mettre en danger l'ordre cosmique.
Pendant ce temps, les Pléiadiens, au contraire, ont développé un tel niveau d'empathie envers l'être humain qu'ils sont tombés amoureux de l'être humain. Et c'est le mythe de Prométhée : Prométhée vole le feu des dieux pour le donner aux humains. Et c'est exactement ce qu'ont fait les Pléiadiens. Les Pléiadiens, pour s'assurer que l'humanité ne soit pas réinitialisée (bien que nous soyons un temps alternatif paradoxal, en marge du temps réel de l'univers), se sont hybridés avec des êtres humains de la Terre. C'est ce que dit le chapitre six de la Genèse : lorsque les hommes commencèrent à se multiplier sur la terre et qu'ils engendrèrent des filles, les fils de Dieu, les anges du ciel, voyant que les filles des hommes étaient belles à leurs yeux, en prirent pour femmes autant qu'ils voulurent et procréèrent. D'elles naquirent les héros fameux de l'Antiquité. Ce n'est pas la même chose que ce que raconte la mythologie grecque, que Zeus avait, eh bien, ses affairs amoureuses avec des femmes mortelles ou des nymphes, et qu'il en sortait des demi-dieux, Hercule, Persée et tout ce genre de personnages ? Même la noblesse européenne essaie de justifier son sang bleu en se disant un peu héritière des dieux. Et ces dieux étaient des êtres venus du ciel qui se sont hybridés avec des êtres humains sur Terre.
Alors, quand les Orioniens se sont rendu compte qu'ils s'étaient mis dans un sacré pétrin (puisqu'ils avaient même provoqué de très fortes tensions entre eux), ils ont voulu annuler le projet du plan cosmique pour la Terre. Les Pléiadiens, au contraire, voulaient que le projet continue. Alors ils se sont battus entre eux, et c'est ce qu'on connaît aujourd'hui comme les guerres d'Orion ; dans la mythologie grecque, la guerre des Titans contre les dieux de l'Olympe.
Ces guerres cosmiques ont mené à ce que les chefs des Orioniens soient vaincus, déportés et exilés sur Terre. Habitués à vivre des milliers d'années hors de la Terre, ils sont morts, et actuellement ils sont comme des spectres sur notre planète. C'est-à-dire qu'ils sont morts et ont été déportés au Tartare, aux enfers, au Xibalbá, au monde intraterrestre, et là ils sont morts. Ces êtres ne sont plus là physiquement, mais ils sont piégés psychiquement sur notre planète. Ils exercent un contrôle politique et mondial à travers des gens faibles de caractère, faibles de volonté, des gens qui n'ont aucun scrupule à vendre leur âme pourvu qu'ils reçoivent des privilèges, et à mener le monde vers l'autodestruction. Comment expliquer, par exemple, qu'en 2006 il soit venu tout d'un coup à l'idée du dirigeant nord-coréen Kim Jong-il de lancer deux bombes nucléaires, une contre le Japon et une autre contre les États-Unis ? Et au risque que le nuage radioactif puisse aussi faire demi-tour et revenir à l'endroit d'où il était parti.
Beaucoup des dirigeants que nous voyons aujourd'hui dans le monde sont possédés démoniaquement par des entités. En ce moment, on voit vraiment la situation d'Israël et de la Palestine. C'est terrible, mais le peuple d'Israël n'est pas coupable, et le peuple palestinien n'est pas coupable non plus de ce qui se passe. Aussi bien les dirigeants d'Israël que les dirigeants de Palestine sont possédés démoniaquement, parce que pourquoi attaquer Israël en sachant qu'ils vont t'écraser ? C'est-à-dire, pour exposer ton peuple pour le plaisir ? Ça n'avait aucun sens, non ? Et le Mossad est le service de renseignement le plus efficace du monde. Ils ne savaient pas qu'on allait attaquer une fête de plus de trois cents jeunes Juifs venus du monde entier ? Et laisser la fête se tenir à quelques kilomètres de la frontière ? C'est louche, non ? Évidemment, c'est pour ça : « Pense à mal et tu tomberas juste ».
Ici, il y a vraiment du trafic d'armes, et derrière tout ça il y a de grands intérêts obscurs, mais qui vont au-delà de la question de l'argent, du contrôle du pouvoir. C'est-à-dire qu'il y a des forces très ténébreuses, et elles sont d'origine extraterrestre, malheureusement. Ces êtres sont piégés dans notre monde et exercent un contrôle et une domination sur une partie de l'humanité, mais pas un contrôle total, au point qu'on n'ait plus d'espoir. Et pourquoi ? D'une certaine manière, les extraterrestres bien intentionnés laissent faire, parce qu'à toute force s'oppose une force contraire d'égale intensité. Et nous sommes leur expérience. Ils veulent voir jusqu'où nous sommes capables de contrer et de neutraliser vraiment cette force obscure et ténébreuse. C'est pour ça que si beaucoup d'entre nous s'unissent dans une même intention, nous pouvons changer l'avenir de la planète.
Le 11/11/2011, un appel a été lancé au niveau mondial pour contrer tout ce qui avait été annoncé, prophétisé, tout ce dont on avait dit que ça pouvait arriver. On avait mal interprété les prophéties des Mayas, en disant que pour 2012, pour le 21 décembre 2012, c'était la fin du monde. Même la NASA a contribué à faire peur aux gens, en disant que pour 2012 arrivait la plus terrible tempête solaire, qu'elle serait parmi les plus puissantes de l'échelle et qu'elle allait griller la planète.
Et alors, le 11/11/2011… Et en numérologie, le nombre onze, c'est le courage, la persuasion et la force. Il faut avoir le courage d'utiliser la persuasion et non la force, ne pas forcer les choses. Donc, le 11/11/2011, un appel a été lancé au niveau mondial, et nous nous sommes réunis, des millions de personnes dans le monde entier, à prier, à méditer, chacun à son style, à sa façon, pour essayer de créer un état mental collectif positif, une masse critique qui puisse vraiment changer l'avenir de la planète. Et entre le 5 et le 6 mars 2012 s'est produite la plus terrible tempête solaire. On s'attendait à ce que l'onde de choc atteigne la Terre en vingt-quatre heures. Et la planète ? Et qu'est-ce qui s'est passé ? Rien. Et les scientifiques, après une étude exhaustive, une analyse approfondie, ont dit que nous avions eu de la chance. C'est-à-dire qu'il faut être scientifique, avoir un tas de doctorats, pour arriver à la conclusion qu'on a eu de la chance. La chance, ça n'existe pas. Et le 21 décembre 2012, il n'y a eu aucune fin du monde ni rien de ce genre.
En plus, les Mayas n'ont jamais parlé de la fin du monde. Ils parlent de la fin de la roue des baktuns, un cycle de vingt-cinq mille six cent vingt-cinq ans qui se terminait pour en commencer un autre, rien de plus. Mais on fait plus de mal aux gens avec la peur. Non ? Tous les réseaux sociaux étaient à fond sur la fin du monde qui arrive, les trois jours d'obscurité et tout ça. Ce n'est pas vrai. Le monde ne va pas finir ; le monde va se transformer. D'ailleurs, il est déjà en train de se transformer, et nous avons le pouvoir d'orienter les événements à tous les niveaux. Et c'est ça, le grand message. C'est-à-dire qu'il n'y a plus de possibilité qu'on nous réinitialise, c'est-à-dire que d'une manière ou d'une autre ils annulent le projet, parce qu'ils ont déjà perdu le contrôle sur nous, parce que l'humanité a vraiment dépassé les attentes.
Le monde ne va pas finir ; le monde va se transformer. D'ailleurs, il est déjà en train de se transformer, et nous avons le pouvoir d'orienter les événements à tous les niveaux.
Et le 21 décembre 2012, quand est arrivée une autre impulsion de lumière violette, plus intense que jamais, l'état mental collectif positif a permis à la Terre de passer à la quatrième dimension. Donc nous sommes sortis… C'est-à-dire que si avant il y avait un temps alternatif qui s'entrelaçait avec le temps réel et qu'ils étaient censés être inconciliables, ils ont fini par se rejoindre en un seul temps le 21 décembre 2012, et maintenant il y a un troisième temps, une nouvelle réalité pour nous.
Les choses n'ont pas beaucoup changé. Ceux pour qui les choses ont changé de façon radicale, et même rétroactivement, ce sont les extraterrestres. Nous avons changé leur histoire, et ceux qui continuent à nous pourrir la vie savent qu'ils sont condamnés à l'échec, mais ils sont pris dans l'inertie de ce qu'ils ont toujours fait et vont continuer à faire. Qui sait, jusqu'à ce qu'ils n'aient plus d'autre choix que d'accepter que l'humanité a réussi à surmonter sa crise de croissance.
En ce moment, par exemple, tous les réseaux sociaux sont saturés d'images de haine raciale pour essayer de créer des tensions. Comme la guerre entre l'Ukraine et la Russie perd de sa force, comme Israël et Gaza aussi et tout ça, eh bien ils doivent immédiatement inventer quelque chose qui déprime les gens, qui les angoisse, qui les décourage… Ils pensaient angoisser davantage les gens avec une possible invasion du Venezuela par les États-Unis, et pourtant les gens l'ont prise comme un signe d'espoir, comme l'annonce de changements totalement positifs, et c'est pour ça qu'ils n'arrivent pas à passer à l'action, parce que ce qu'ils croyaient devoir apporter plus de tension sur la planète, eh bien ils se rendent compte que ça a plutôt fait baisser la tension mondiale. Ça ne s'est pas passé comme ils voulaient.
Si je devais faire une analyse, je vous dirais que nous sommes irrémédiablement condamnés à être heureux et à ce que le monde s'en sorte, et il va s'en sortir. Eux croient en nous. Maintenant, ce qui manque, c'est que nous commencions nous aussi à croire en nous-mêmes et à nous donner une vraie chance.
Bon, Sixto, peut-être qu'ici on aimerait t'interroger davantage sur une dimension un peu plus psychologique de tout ce que tu nous as raconté. Comment gères-tu l'écart entre ce que tu as vécu et ce que les autres croient ou mettent en doute ?
Eh bien, c'est un peu difficile, parce que nous aussi… C'est-à-dire que moi, personnellement, j'ai dû briser beaucoup de mes schémas religieux, toutes mes idées reçues, mes préjugés, mes idées, même si nous étions très purs, très, très jeunes. Quand nous avons commencé le contact, nous avions tout ce bagage culturel. J'avais étudié onze ans chez les frères maristes et j'ai étudié six ans à l'Université catholique. C'est-à-dire que toute ma formation était catholique. Donc, d'une certaine façon, j'ai toujours été quelqu'un avec une inclination vraiment très marquée pour la quête spirituelle et tout ça. Donc, qu'on le veuille ou non, tout ça a toujours influé. Et je crois que les extraterrestres ont été très respectueux, et en même temps ils ont eu beaucoup de patience et nous ont amenés peu à peu à briser nos schémas, à remettre en question beaucoup des idées et des choses que nous tenions pour acquises. Et ils nous ont complètement changé la perspective.
Et dans ce parcours, quand des gens viennent et t'interpellent peut-être en te disant genre : « Non, Sixto, on ne te croit pas du tout » ou « T'es fou », comment tu réponds ?
La ligne, toujours, la mienne comme celle du groupe dont je fais partie (parce que ce n'est pas l'histoire de Sixto Paz, c'est l'histoire d'un collectif de personnes, dont je ne suis qu'un parmi d'autres), depuis le début, ça a toujours été « viens et vois ». C'est-à-dire : « Viens, donne-toi une chance, accompagne-nous et vérifie par toi-même ». Donc, ça m'est complètement égal qu'il y ait des gens qui disent « je ne te crois pas du tout ». Pourquoi ? Parce que nous avons pu démontrer que c'est vrai et que ça continue d'être vrai après tout ce temps. Ce que je te disais au début, non ? Pourquoi inviter la presse autant de fois ? Tu l'aurais invitée une seule fois sans prendre le risque que la fois suivante rien n'apparaisse, non ?
Et en plus des onze fois où la presse a été invitée, et des huit autres fois où d'autres journalistes nous ont accompagnés, nous avons aussi été accompagnés par un juge, un juge civil, Joaquín Goyenechea, de Barcelone, en Espagne ; par la docteure Ana María Polo, la juge de l'émission Caso cerrado, de Miami.
En 2006, nous (les groupes du Chili comme nous) avons reçu des messages, que nous avons ensuite recoupés, qui disaient que nous allions vivre une expérience de contact très importante à Rapa Nui, sur l'île de Pâques, dans la Cinquième Région du Chili, autrement dit en Polynésie chilienne. À la dernière minute, le docteur Mario Dussuel, psychiatre conseiller du CEFAA, la Commission d'étude des phénomènes aériens anomaux de l'armée de l'air chilienne, l'a appris, m'a contacté et m'a dit : « Don Sixto, j'ai appris que vous alliez vivre une expérience de contact extraterrestre sur l'île de Pâques. Y aurait-il moyen que je vous accompagne ? », mais sur un ton sceptique. Je lui ai répondu : « Écoutez, docteur, ça fait longtemps que certains estiment que ma personne comme le groupe dont je fais partie avons besoin d'un psychiatre. Et d'urgence. Alors quoi de mieux que de vous voir vous porter volontaire pour nous accompagner, et en plus vous ne nous ferez pas payer la consultation. » Il est donc venu avec nous. La seule condition qu'on lui a posée, c'est qu'il médite avec nous. Il a dit : « La méditation, moi, je veux bien m'y mettre. » Alors il s'est mis à méditer. Et vers le deuxième ou le troisième jour, devant lui, j'ai reçu le message psychographique qui indiquait à quelle heure, quel jour et à quel endroit de l'île ils allaient apparaître. À ce moment-là, il a dû se dire : « Ils sont encore plus atteints que je ne l'imaginais. »
La veille du contact, nous nous sommes réunis, avec le docteur Mario Dussuel, avec les opérateurs radar, avec le personnel civil et militaire de la tour de contrôle de l'aéroport de Mataveri, et nous leur avons parlé de l'expérience que nous allions vivre. Comme ils me voyaient souvent à la télévision, ils ont dit : « Bon, d'accord, par curiosité on restera attentifs. OK. » Nous sommes donc allés sur place, au pied du volcan Poike, à côté de Tongariki, qui est l'une des deux cent cinquante plateformes cérémonielles qu'il y a sur l'île. Et deux objets sont apparus, en train d'effectuer des évolutions. Nous étions vingt-cinq personnes, psychiatre compris, et le psychiatre a été profondément marqué. Ensuite, nous sommes retournés à l'aéroport, les opérateurs radar et le personnel civil et militaire de la tour de contrôle sont sortis et m'ont félicité devant le psychiatre : « C'était spectaculaire. On l'a enregistré sur l'écran radar. C'étaient deux objets qui évoluaient au-dessus du Poike. » Alors le docteur Mario Dussuel a dit : « Bon, je ne peux plus prétendre que c'était de l'hystérie collective ou une hallucination. »
Je lui ai répondu : « Écoutez, docteur, ça fait longtemps que certains estiment que ma personne comme le groupe dont je fais partie avons besoin d'un psychiatre. Et d'urgence. »
Peu de temps après, il a quitté le CEFAA et s'est consacré à la méditation, au travail intérieur et tout ça. Autrement dit, il a pu vérifier par lui-même la réalité du contact. Alors, quand quelqu'un me dit « moi, je ne te crois pas »… Mais tu n'as pas à croire : ce n'est pas une question de foi. La foi, c'est l'affaire des religions. La foi, c'est la certitude de ce qu'on ne voit pas. Quand quelque chose est réel, donne-toi l'occasion de le vérifier. La méthode scientifique, c'est la vérification, la corroboration, et quand un même phénomène peut se reproduire plus d'une fois, il devient scientifique.
Parfait. Par ailleurs, tu nous racontais hors caméra que ta femme était psychologue. Comment se croisaient sa discipline et la tienne ?
Eh bien, ma femme a étudié la psychologie à l'université Garcilaso de la Vega, ici à Lima, et je crois que j'étais un… j'étais un spécimen intéressant pour elle. Elle a toujours été assez critique et, pourtant, c'était la première à partir dans le désert. Elle aussi a reçu des messages, comme celui qui m'invitait pour la première fois à monter à bord d'un vaisseau, le dix-huit avril 86. C'est elle qui a reçu le message. Et je ne crois pas qu'elle l'ait reçu parce qu'elle voulait se débarrasser de moi : « Qu'ils l'emmènent, et loin », hein ? Notre relation a toujours été très bonne.
Et quels enseignements humains et spirituels retiens-tu, sur le plan personnel, de ce parcours de plus de cinq décennies ?
Eh bien, d'abord, que tous les grands problèmes de l'être humain sont des problèmes de manque de communication. Nous voulons communiquer avec des êtres d'autres mondes et, pourtant, entre nous, la communication fait cruellement défaut. Il n'y a pas de communication avec soi-même, pas de communication avec son couple, avec ses parents, avec ses enfants. Nous laissons trop de choses en sous-entendu. Alors, en attendant de développer la télépathie, nous devons développer l'empathie, la sympathie, toutes les voies possibles. Exagérons le dialogue et la communication. C'est ce qui fera disparaître tous les grands problèmes de l'être humain.
Pour conclure, nous aimerions te poser quelques questions que nous répétons à chaque entretien. La première : si tu pouvais parler au gamin de dix-huit ans que tu étais, que lui dirais-tu ?
Que le message est positif, que ça en vaut la peine, de ne pas arrêter. Autrement dit, continue. Ça en a valu la peine. Cinquante-deux ans plus tard. Oui.
Quel livre, quel film ou quelle expérience recommanderais-tu à ceux qui veulent s'approcher un peu plus de ce sujet ?
Eh bien, hmm, vraiment, si vous souhaitez réellement grandir spirituellement, le livre de Robert Way Le Jardin du bien-aimé, ou Jonathan Livingston le goéland. Ou je vous recommanderais, par exemple, des livres comme Présence des extraterrestres, d'Erich von Däniken, ou Terre sans temps, de Peter Kolosimo, car ce sont des livres qui m'ont aussi énormément inspiré dans ma quête et dans mon désir de vraiment découvrir la présence extraterrestre au fil de l'histoire, et de savoir qu'eux, les extraterrestres, sont notre passé et que nous sommes leur futur, en ce sens qu'ils fondent de grands espoirs sur tout ce qu'ils apprennent et peuvent continuer d'apprendre de nous.
Une autre question que nous posons souvent : est-ce que tu as fait une thérapie ?
Eh bien, avoir vécu aux côtés d'une psychologue, ma Marinita, a été la meilleure des thérapies.
Et pendant longtemps.
Toute une vie, cinquante-trois ans ensemble. En plus de ça, Marinita a été le meilleur ami que j'aie jamais eu. Et avec un ami pareil, vivre a vraiment été facile. Cela fait deux ans qu'elle est partie, elle me manque beaucoup, mais elle m'a aussi appris à accepter la mort, non pas comme la fin de tout, mais comme l'occasion de rester connectés, sur d'autres plans et dans d'autres dimensions. Et c'est là que nous en sommes. La connexion demeure.
Et pour finir, qu'aimerais-tu qu'il reste en tête de ceux qui écoutent cet épisode d'Escucho voces ?
De ne rien croire de ce que je leur ai dit. Qu'ils enquêtent, qu'ils cherchent, car qui cherche trouve. Et au bout du compte, au-delà des anecdotes, que tu sois monté dans un vaisseau, que tu aies vu un extraterrestre et tout ça, l'important est de savoir que nous ne sommes pas seuls, que nous ne l'avons jamais été, et que si ces êtres ont réussi à survivre et à traverser des crises de croissance comme celle que nous vivons aujourd'hui, nous n'avons aucune raison de penser que nous allons nous détruire. S'ils y sont parvenus, pourquoi pas nous ?
Ne croyez rien de ce que je vous ai dit. Enquêtez, cherchez, car qui cherche trouve.
Et, comme je vous le disais, eux croient en nous. Le problème, c'est que nous ne croyons pas en nous-mêmes. Et ils reconnaissent avoir commis beaucoup d'abus, beaucoup d'erreurs, beaucoup de maladresses à notre égard, mais ils essaient de corriger le tir en cours de route. Il y en a d'autres qui ne veulent ni s'amender, ni changer, ni corriger quoi que ce soit. Mais le seul avantage que ces forces des ténèbres ont sur l'humanité, c'est que, alors qu'elles connaissent leurs limites, nous ne connaissons même pas nos possibilités. C'est un problème d'ignorance. C'est pour ça que le Maître Jésus disait : « Je vous donnerai la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Libres de quoi ? Du seul péché originel qui nous entraîne vers le bas : l'ignorance.
Eh bien, Sixto, pour nous, ça a vraiment été un privilège de t'écouter, d'être avec toi, d'être chez toi et, surtout, de parcourir ce récit de vie si singulier qui mêle l'inconnu, l'expérience humaine et des questions qui nous accompagnent encore. Merci de nous avoir consacré ton temps et prêté ta voix dans cet épisode.
Merci à vous d'avoir fait l'effort de parcourir tant de kilomètres pour être ici avec moi. Vraiment, c'est vous qui m'avez fait un honneur.
Je vous en prie. Merci beaucoup.
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